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La grève du STTP de 1981 et le combat pour les droits parentaux

par Laurel Broens

Laurel Broens

Historienne contributrice

Laurel est diplômée du programme de maîtrise en bibliothéconomie et en sciences de l’information de l’Université de l’Alberta et détient un baccalauréat en économie et un baccalauréat en études religieuses de l’Université de Calgary. Elle travaille dans le domaine de la gestion de l’information depuis plus de dix ans, dans le cadre d’une carrière couvrant les bibliothèques publiques et universitaires et la gestion des documents gouvernementaux et juridiques. Laurel est fière d’être membre de l’Alberta Union of Provincial Employees (AUPE) et est la présidente actuelle de la section 002 de l’AUPE, qui représente plus de 4 700 travailleurs des services administratifs et des programmes du gouvernement de l’Alberta dans la région d’Edmonton. Dans ses temps libres, Laurel gère le compte Twitter populaire sur l’histoire du travail @labour_girl.

Note sur la terminologie

Dans cet article, on utilise les termes « congé de maternité » et « femmes » pour refléter la terminologie utilisée lors de la grève du STTP de 1981. Les termes utilisés dans la loi, par les médias et par le STTP à cette époque étaient clairement genrés. Cependant, les termes « congé parental » et « parents » sont plus appropriés et plus inclusifs pour désigner les personnes qui ont des enfants.

Le mardi 30 juin 1981, quelque 23 000 travailleurs des Postes appartenant au Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes (STTP) déclenchent une grève : il est maintenant évident que le Conseil du Trésor fédéral n’est pas intéressé à discuter de la principale demande du syndicat, soit le congé de maternité payé de 17 semaines. Au cours des 42 journées de grève qui s’ensuivent, les travailleurs sont confrontés à l’opposition hostile de leur employeur, des médias et du public. Cependant, ils refusent de baisser les bras. En lançant une vaste campagne d’éducation et en formant des alliances avec des groupes de promotion des droits des femmes, non seulement le STTP obtiendra un congé de maternité payé pour ses membres, mais ce gain majeur créera un précédent qui obligera le gouvernement fédéral à accorder des prestations de maternité à toutes les familles canadiennes.

« Derrière le plongeon : La valeur de notre dollar est comme un baromètre qui mesure la confiance que le reste du monde accorde à notre économie ou, plus exactement, à la gestion de notre économie. » Crédit photo : Jim Russel, 3 juillet 1981, Toronto Star. Avec l’aimable autorisation de Digital Archive Ontario, Toronto Public Library.

Le STTP, qui représente les commis des postes, et l’Union des facteurs du Canada (UFC) sont nés de l’Association des employés des postes du Canada (AEPC) à la suite d’une série de grèves sauvages en 1965. À l’époque, il s’agissait de la plus importante flambée de grèves illégales impliquant des employés de l’État (McMaster). La grève de 1965 influence lourdement la décision prise par le gouvernement canadien en 1967 d’institutionnaliser la négociation des conventions collectives des fonctionnaires. Depuis sa formation, le STTP a acquis la réputation d’être un syndicat progressiste et militant, préoccupé d’enjeux sociaux qui vont au‑delà des salaires et des avantages sociaux (White, p.162.). Au cours des années 1970, la relation du STTP avec le gouvernement se détériore au point où son président de l’époque, Jean‑Claude Parrot, est emprisonné pour avoir défié un ordre de retour au travail, le deuxième jour d’une grève déclenchée en 1978 (Bjorge et Luciuk) (List). Parrot demeurera président du STTP jusqu’en 1992 et a joué un rôle actif dans la grève de 1981 (Parrot, p.224).

La première de forme de congé pour les mères au Canada a vu le jour en Colombie‑Britannique en 1921, soit dans le cadre de la Maternity Protection Act. Même si elle ne prévoit pas de congé payé, la loi accorde aux femmes un congé garanti et interdit aux employeurs de les renvoyer pendant cette période. Lorsqu’une femme retourne au travail, elle peut bénéficier de deux pauses de 30 minutes à chaque quart de travail pour allaiter son enfant. En 1966, la C.‑B. met sa loi provinciale à jour afin d’y inclure un congé payé. Cinq ans plus tard, en 1971, le gouvernement fédéral suit l’exemple de la C.‑B. en modifiant la Loi sur l’assurance-chômage de l’époque afin d’accorder jusqu’à 15 semaines de prestations aux mères, dans la mesure où elles ont accumulé 20 semaines de rémunération assurable avant leur congé (« Canadian Postal Workers »). Avant cela, les femmes devaient quitter leur emploi ou revenir rapidement au travail après avoir donné naissance. Même s’il s’agit d’un premier pas important, ces changements sont sévèrement critiqués en raison des critères d’admissibilité stricts et des prestations peu élevées. Par exemple, les enseignantes ne peuvent pas toucher de prestations pendant la période estivale (White, p.150).

En 1973, le gouvernement fédéral signe la Convention des Nations Unies sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes et promet d’introduire un congé de maternité payé. Cependant, la loi régissant les congés de maternité au Canada demeurera à peu près inchangée jusqu’en 1981 (Nichols, p.60). Le Front commun du Québec, un syndicat représentant les travailleurs du gouvernement, du secteur de l’éducation et de la santé, remporte une victoire décisive en 1979, et devient le premier syndicat de la fonction publique au Canada à obtenir 20 semaines de congé de maternité payées, 10 semaines de congé pour adoption et 5 jours de congé de paternité. Cet accord couvre 20 % des travailleuses du Québec (White, p.158). En 1980, les traductrices et traducteurs du gouvernement sont les premiers fonctionnaires fédéraux à présenter le dossier des congés de maternité aux tables de négociation. Cependant, leurs demandes sont finalement abandonnées en cours de négociations (Parrot, p.144).

« Une démonstration STTP/AUPW du 11 juillet 1981 à Edmonton, Alberta. » Avec l’aimable autorisation de « Revisiting the 1981 CUPW Strike for Maternity Leave » , Active History.

Avant 1981, le seul congé de maternité offert aux travailleuses des Postes se limite aux 15 semaines d’assurance‑chômage (AC) à 60 % de leur salaire et aux six mois de congé sans solde de leur employeur. Mais l’AC n’est payable qu’aux travailleuses qui ont accumulé 20 semaines d’emploi assurable et qui ont travaillé au moins 10 semaines entre les 30e et 50e semaines précédant leur date d’accouchement. Pendant leur congé sans solde, les femmes n’accumulent pas de crédits ouvrant droit à des congés de maladie ou à des vacances. Les hommes n’ont droit qu’à une journée payée à la naissance ou l’adoption d’un enfant (White, p.152). Cet extrait est tiré de la liste des demandes du STTP de 1980 :

[TRADUCTION] « Les travailleuses des postes sont financièrement pénalisées pendant leur grossesse, alors que les travailleurs ne bénéficient pas d’un congé suffisant pour s’acquitter des responsabilités entourant l’arrivée d’un enfant. Le congé pour adoption ne couvre même pas le temps nécessaire aux entrevues préalables à l’adoption ».

Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes

Dans leur convention collective de 1980, les travailleurs des postes demandent et obtiennent une semaine de travail écourtée, sans perte salariale, pour profiter des gains en efficacité réalisés par l’introduction de nouvelles technologies. Cependant, certains intervenants du gouvernement sont mécontents de cette situation, plus particulièrement le président du Conseil du Trésor, Don Johnston (Parrot, p.143). Lorsque les négociations entre le Conseil du Trésor et le STTP commencent, au printemps de 1981, le syndicat est déterminé à exiger d’autres améliorations des conditions de travail et des avantages sociaux, alors que le Conseil du Trésor est peu disposé à faire de nouvelles concessions. Le STTP propose 20 semaines de congé de maternité payé pour les travailleuses, le paiement par l’employeur du salaire complet pendant les deux semaines du délai de carence précédant le versement des prestations d’AC, un supplément visant à compléter le salaire des travailleuses pendant 15 semaines, et le versement du salaire complet pour trois autres semaines. Le syndicat propose également un congé de paternité et d’adoption payé de cinq jours. 

Le congé de maternité n’est pas le seul dossier sur la table. Le STTP cherche également à obtenir des améliorations sur le plan de la santé et la sécurité au travail, notamment le droit de refuser des conditions de travail dangereuses, une réduction de la limite des charges à porter, et des études environnementales sur l’incidence du bruit en milieu de travail. Le syndicat demande également une augmentation du salaire horaire de 0,88 $ de l’heure, une bonification des vacances et congés, une amélioration de la sécurité au travail, un assouplissement des procédures disciplinaires et l’imposition de limites quant à l’usage de caméras en circuit fermé dans les lieux de travail (White, p.150). Bon nombre de ces mêmes exigences avaient été présentées et réglées sans le déclenchement d’une grève par l’UFC en mars 1980 (Whittingham).

En janvier 1981, les négociations piétinent. Le STTP demande et obtient l’intervention d’un médiateur. La commission de conciliation, dirigée par Pierre Jasmin (List), publie son rapport final en juin. On y recommande 17 semaines de congé de maternité entièrement payées, suivies de 9 semaines de congé sans solde, et de 2 jours de congé de paternité et d’adoption payés. [TRADUCTION] « La Commission considère que le congé de maternité ne doit plus être un privilège, mais un droit légitime, une partie intégrante du processus vers l’égalité pleine et entière de tous les employés » (White, p.153). Elle formule également une série de recommandations en matière de santé et de sécurité, notamment la création de comités mixtes de santé et sécurité au travail et le droit de refuser des conditions de travail dangereuses. Cependant, il apparaît très rapidement que Don Johnston et le Conseil du Trésor n’accepteront pas les recommandations de la Commission. Le vendredi 26 juin, le syndicat quitte la table de négociation et refuse d’y revenir tant que les recommandations ne seront pas acceptées. Trois jours plus tard, le Conseil du Trésor dépose une offre qui résume essentiellement sa position, mais en proposant toutefois la formation d’un groupe de travail sur les congés de maternité. Le syndicat n’est guère impressionné et décide de tenir un vote de grève : 84 % de ses 23 000 membres votent pour la grève (List).

La grève commence officiellement à minuit, le 30 juin 1981, et le STTP lance rapidement une campagne d’information bien planifiée. Avant la grève, le syndicat avait préparé sept documents d’information de douze pages décrivant ses principales demandes en matière de droits parentaux, de santé et de sécurité, d’accidents et de blessures, d’atténuation du bruit, de réduction des heures de travail, du travail de nuit, et en matière de justice, d’égalité et de dignité. Les documents contiennent des statistiques et de l’information sur d’autres conventions collectives garantissant déjà des avantages similaires. Ces documents avaient déjà été présentés à la commission de conciliation et continueront d’être distribués aux activistes et délégués syndicaux tout au long de la grève (Parrot, p.143). Une des statistiques est particulièrement frappante et montre le faible coût des congés de maternité. Seulement 1 % des employées prévoient prendre un congé de maternité chaque année, ce qui représentait 239 femmes en 1980 (Galt, « Business Demands »). Le coût total de ces congés représente 1,9 cent de l’heure pour chaque heure travaillée, ou 0,25 % de la masse salariale, ce qui incite les médias à parler de la « grève des 2 cents ». En comparaison, une travailleuse à temps plein qui prend 20 semaines de congé de maternité pourrait perdre plus de 4 500 $ en salaire (White, p.152). Le syndicat avance ce qui suit :

[TRADUCTION] « Les conditions dans lesquelles la plupart des femmes peuvent prendre un congé de maternité constituent un autre exemple de la façon dont elles sont pénalisées en raison de leur sexe… Si les femmes doivent avoir les mêmes droits au sein du marché du travail, elles ne peuvent pas être financièrement pénalisées parce que ce sont elles qui portent les enfants. Le temps est venu de garantir un congé de maternité entièrement payé. »

Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes

Peu importe les arguments qu’avance le STTP, le Conseil du Trésor continue de rejeter sa demande de congé de maternité. Même si le coût de 2 cents de l’heure est minime par rapport à celui d’autres demandes auxquelles le gouvernement fédéral a déjà consenti, ce dernier veut éviter de créer un précédent et craint que la demande ne s’étende à l’ensemble des 300 000 fonctionnaires fédéraux et au secteur privé (Whittingham). Lorsqu’on lui demande ce qu’il en pense, Parrot répond « Et qu’y a‑t‑il de mal à cela? » (Nichols, p.67) Le gouvernement hésite également à adopter une loi de retour au travail, alors que le premier ministre Pierre Trudeau martèle devant les médias que le gouvernement n’a pas l’intention de régler cette grève par l’adoption d’une loi. En fait, le gouvernement craint qu’une loi de retour au travail similaire à celle qui a mené à l’emprisonnement de Parrot lors de la grève du STTP de 1978 entraîne encore plus d’instabilité et de perturbations (Darrah). Le ministre des Postes, André Ouellet, mentionne dans les médias : [TRADUCTION] « Il y a plus de grèves illégales au Canada que de grèves légales… le fait de retirer le droit de grève aux employés ne permet pas forcément d’éviter des grèves » (Darrah)

« Tout sourire : À une semaine de la fin de leur grève, les postiers qui tiennent le piquet de grève au centre de tri de l’avenue de l’Est sont d’humeur joyeuse et jouent à l’euchre aujourd’hui. Les dirigeants syndicaux devaient annoncer dans la journée la date du vote de ratification. » Crédit photo : Boris Spremo, 7 août 1981, Toronto Star. Avec l’aimable autorisation de Digital Archive Ontario, Toronto Public Library.

En plus de l’opposition du gouvernement fédéral, le STTP essuie également des critiques du monde des affaires et des médias. Un porte‑parole de l’Association canadienne du marketing direct estime que la grève coûte jusqu’à 9 millions de dollars par jour en pertes d’activités et a mené à plus de 10 000 mises à pied au Canada (Galt, « 9 Million Loss »). D’autres, incluant John Bulloch, président de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante, critiquent la position du gouvernement contre la loi de retour au travail et demandent que l’on supprime le droit de grève pour les travailleurs des Postes. Il ajoute [TRADUCTION]  « il est tout à fait ridicule de demander aux employeurs de payer des congés de maternité. Ceux et celles qui veulent avoir des enfants doivent en assumer les coûts » (Nesbitt). Le STTP fait également l’objet de critiques à l’interne. Certains hommes et des femmes plus âgées observent que ces congés de maternité ne leur profiteront jamais, alors que d’autres jugent la question importante, sans cependant justifier une grève (White, 160). En Ontario, environ 50 membres du STTP dans les communautés de  Pembroke et Petawawa votent, de façon indépendante, pour défier la grève et continuent de travailler (List).

Le STTP, qui s’attendait à cette opposition, contacte des centaines d’organisations de défense des droits des femmes partout au Canada dans les semaines précédant la grève. Bon nombre de ces organisations, qui comprennent qu’elles peuvent tirer un réel avantage d’une association avec le syndicat, se joignent aux piquets de grève, tiennent des assemblées et des conférences de presse, écrivent des lettres et des éditoriaux et participent à des tribunes radiophoniques pour parler de l’importance du congé de maternité payé. Par exemple, le Comité national d’action sur le statut de la femme produit une brochure encourageant les Canadiens à soutenir la grève et tient des conférences de presse à Halifax et Toronto. De l’autre côté du pays, le groupe de Vancouver Bread and Roses (du Pain et des Roses) organise une marche de solidarité (« With Help from Women’s Movement »). Le STTP et les organisations de défense des droits des femmes « ont compris l’importance du congé de maternité payé pour toute la société canadienne. Les deux groupes participent à une importante transformation sociale pour les femmes et les familles canadiennes et les deux groupes savaient qu’ils étaient plus forts ensemble que séparément pour livrer ce combat » (Nichols, p.66).

Après 42 jours de grève, alors que l’opinion publique est maintenant en faveur du STTP, le Conseil du Trésor accède à ses demandes et accepte de payer 17 semaines de congé de maternité à 93 % du salaire complet (« Canadian Union of Postal Workers »). Les travailleurs des Postes retournent au travail le 12 août 1981 et le STTP devient le premier syndicat national à remporter cette bataille contre le gouvernement fédéral (« With Help from Women’s Movement »). En plus du congé de maternité payé, l’entente finale de 1981 prévoit une augmentation de salaire de 7,5 %, une bonification des congés de maladie et des vacances, des améliorations aux protections en santé et sécurité, une interdiction des caméras en circuit fermé en milieu de travail, ainsi que des protections contre certaines mesures disciplinaires (Parrot, p.146). Cependant, la journée obtenue pour le congé de paternité ou d’adoption n’est pas bonifiée (White, p.156).

Comme le gouvernement fédéral le craignait, l’entente avec le STTP établit un précédent et d’autres syndicats suivent son exemple, en exigeant des congés de maternité payés dans leur convention collective. En 1982, les commis fédéraux et les travailleurs de Bell réussissent à négocier des congés de maternité payés (« Canadian Postal Workers »). En 1985, le gouvernement fédéral dirigé par Brian Mulroney met à jour le Code canadien du travail afin d’inclure 24 semaines de congé parental. En 1990, d’autres changements sont apportés à la Loi sur l’assurance-chômage afin d’ajouter 10 semaines de prestations supplémentaires et en 2001, la période de prestations est doublée et passe à 50 semaines (« With Help from Women’s Movement »).

Grâce à la résilience, à une formidable campagne d’éducation publique et à des alliances avec des groupes de femmes, le STTP remporte une victoire décisive auprès une grève de 42 jours. Non seulement obtient‑il un congé de maternité pour ses membres, mais son succès sert d’exemple pour d’autres négociations du secteur public : en seulement quatre ans, les prestations pour congé parental seront offertes à toutes les familles canadiennes. [TRADUCTION] « Lorsque les travailleurs des Postes ont obtenu le congé de maternité, ils ont obtenu beaucoup plus. Non seulement ont‑ils relevé les normes d’un océan à l’autre, mais ils ont inspiré de nouveaux activistes et aidé le mouvement féministe à remporter une immense victoire » (Darrah).

Bibliographie

Bjorge, Mikhail et Luciuk, Kassandra. « Revisiting the 1981 CUPW Strike for Maternity Leave » sur Active History (12 novembre 2018). https://activehistory.ca/2018/11/cupw1981/.

« Les travailleuses et travailleurs des postes font la grève pour le congé de maternité et gagnent gros! » sur Congrès du travail du Canada (30 juin 2018). https://congresdutravail.ca/les-travailleuses-et-les-travailleurs-des-postes-font-la-greve-pour-le-conge-de-maternite-et-gagnent-gros/.

« Canadian Union of Postal Workers (CUPW) – Maternity Leave Strike » sur YouTube, téléchargé par Labour & Economy (5 novembre 2018). https://youtu.be/YXsUDkwuiOI.

Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes. « Demandes nationales » (novembre 1980).

Darrah, Dan. « Raising the Floor » dans Briarpatch (30 juin 2021). https://briarpatchmagazine.com/articles/view/raising-the-floor

Galt, Virginia. « $9-Million Loss a Day Traced to Postal Strike » dans le Globe and Mail (9 juillet 1981, B2).

Galt, Virginia. « Business Demands End to Postal Union Strike » dans le Globe and Mail (1er juillet 1981, p. B2).

List, Wilfred. « Hope Evaporates for Averting Strike by Postal Clerks » dans le Globe and Mail (30 juin 1981, p. 1).

McMaster, Greg. « CUPW » sur Alberta Labour History Institute (23 octobre 2018). https://albertalabourhistory.org/cupw/.

Nesbitt, Doug. « The 1981 Postal Workers’ Strike for Maternity Leave » sur Rank and File (29 juin 2022). https://www.rankandfile.ca/the-1981-postal-workers-strike-for-maternity-leave.

Nichols, L. J. « Alliance Building to Create Change: The Women’s Movement and the 1982 CUPW Strike » dans Just Labour, vol. 19 (octobre 2012, pp. 59–72). https://justlabour.journals.yorku.ca/index.php/justlabour/article/view/26.

Parrot, Jean-Claude. Ma vie de syndicaliste (2005). Les Éditions du Boréal, en coédition avec Fernwood Books.

White, Julie. Mail & Female: Women and the Canadian Union of Postal Workers (1990). Thompson Educational Publishing, Inc.

Whittingham, Tony. « Both a Strike and a Blow: Into the Fourth Week, That All-Too-Familiar Paralysis of the Mail » dans Maclean’s (27 juillet 1981). https://archive.macleans.ca/article/1981/7/27/both-a-strike-and-a-blow.

« With Help from Women’s Movement, Canadian Postal Workers Score Big Win for Families » sur American Postal Workers Union (30 juin 2016). https://apwu.org/news/help-women%E2%80%99s-movement-canadian-postal-workers-score-big-win-families.