Richard Rohmer, 430 Squadron

Biographie

Richard Heath Rohmer est né à Hamilton en Ontario, le 24 janvier 1924. Son apprentissage pratique dans le domaine de l’aviation a débuté chez la Fleet Aircraft Company, où il assemblait des avions destinés à l’entraînement militaire.

Rohmer s’est enrôlé dans l’Armée royale canadienne (ARC) en 1942, à l’âge de 18 ans.
Membre de l’ARC, il a pris part au Plan d’entraînement aérien du Commonwealth Britannique et a commencé son entraînement à Toronto avant de rendre à une école d’aviation à Windsor où il a appris à piloter.

Rohmer s’est finalement retrouvé à l’école de pilotage militaire no 14, située près de Aylmer en Ontario, où il a étudié pour devenir pilote de chasse. Il a donc pu s’entraîner en pilotant des avions beaucoup plus puissants. À la fin des 16 semaines de cours, Rohmer a obtenu son brevet de pilote et a été commissionné à l’ARC.

Le pilote Richard Rohmer s’est rendu en Angleterre et a rejoint les rangs de l’Escadron 430
aux commandes d’un Mustang Mark, dans un rôle de reconnaissance tactique à partir de septembre 1943. Son travail consistait à patrouiller la région pour recueillir de l’information sur les positions ennemies avant qu’une mission soit lancée. Il a participé à deux missions lors du débarquement, patrouillant les routes situées au-delà des plages, aux alentours de Caen et Bayeux. Son ailier et lui surveillaient les lieux et prenaient des photos des troupes allemandes qui se dirigeaient vers les plages et transmettaient l’information à l’Armée.

Le lieutenant d’aviation Rohmer n’avait que 12 missions à son actif avant le 6 juin 1944, mais à la fin du mois de septembre, il en avait accumulé 98. En 1945, une fois son tour terminé, Rohmer s’est vu décerner la Croix de service distingué dans l’aviation après avoir participé à la libération de la France, de la Belgique et de la Hollande.

Après la guerre, Richard Rohmer est demeuré actif au sein de l’ARC comme pilote réserviste. Il a quitté l’Armée en 1953 pour devenir un brillant avocat et un écrivain réputé.
Vers la fin des années 70, Rohmer avait obtenu le titre honorifique de major-général et premier chef des Réserves des Forces armées canadiennes. Il est aujourd’hui lieutenant-général honorifique de l’ARC et récipiendaire de l’Ordre du Canada.

Contexte de guerre

L’Armée de l’air

Le premier rôle militaire attribué à l’aviation était la reconnaissance aérienne. Les avions agissaient comme éclaireurs pour localiser l’ennemi et surveiller le déplacement des troupes.
Un commandant qui sait où est l’ennemi et comment il se déplace a un avantage certain. Les Alliés pouvait presque photographier à leur gré le territoire occupé en Europe, chose que les Allemands ne pouvaient pas faire au-dessus de l’Angleterre, là où les forces militaires préparaient l’invasion.

La bataille de Normandie a bénéficié d’importantes contributions de la part de l’Aviation royale canadienne (ARC). Trente-sept escadrons de l’ARC ont participé au débarquement. Ils étaient répartis en plusieurs groupes sous le commandement de la Royal Air Force (RAF, l’aviation britannique). Parmi ceux-là, se trouvaient le 2e escadron de la Force aérienne tactique (FATAC), l’escadron de l’Air Defence of Great Britain, l’escadron de la Force de bombardement et l’escadron du Coastal Command.

Le 2e FATAC était le groupe affecté au soutien des Armées du Commonwealth.
Les pilotes et leur avion étaient les yeux de l’Armée, la protégeaient des avions ennemis et bombardaient les troupes allemandes et leurs positions avant l’arrivée des Alliés.

Les photographies prises des positions allemandes ont permis aux Alliés de planifier leurs attaques. Le fait de savoir à l’avance que l’ennemi s’avançait leur donnait le temps de se préparer. De plus, les pilotes déterminaient les cibles que les avions de chasse alliés devaient attaquer et prenaient des photos pour s’assurer qu’elles avaient été éliminées. Dans certains cas, ce sont les pilotes de reconnaissance qui dirigeaient les tirs d’artillerie, corrigeant la trajectoire des tirs de leur poste d’observation dans le ciel.

Le lieutenant d’aviation Richard Rohmer a piloté des avions Mustang au sein de l’escadron 430 lors de la Bataille de Normandie. Les pilotes étaient stationnés au sud-ouest de Londre. Leurs 18 avions comptaient parmi les 11 590 avions utilisés lors de l’invasion. Ils volaient en paires de quatre avions et la plupart du temps, la moitié des pilotes s’occupait de prendre des photos ou d’observer le sol. L’autre moitié, tant qu’à elle, scrutait le ciel pour repérer les avions ennemis.

Avec le soutien de la force aérienne, les Armées alliées ont pris les plages d’assaut le 6 juin 1944. Au cours des semaines suivantes, les Alliés gagnaient peu à peu du terrain en France. L’Armée et les ingénieurs de l’Armée de l’air ont aménagé plusieurs terrains d’aviation en Normandie. Le 29 juin 1944, Rohmer et son escadron quittaient l’Angleterre pour s’installer en territoire français où ils ont construit une piste d’atterrissage de fortune, au nord-est de Bayeux. Cela les a grandement rapprochés du front. Cela signifiait aussi qu’ils n’avaient plus à traverser la Manche pour atterrir en toute sécurité, ce qui était très important pour les pilotes qui ramenaient à la base un avion endommagé.

Les pilotes de l’escadron 430 ont continué à soutenir l’Armée britannique tout au long de la libération de la France, de la Belgique et de la Hollande et lors de l’invasion de l’Allemagne en 1945.

Additional Resources

Newsreel

R.C.A.F. Train Busters
Squadron Leader Blake Wood instructs D.M. Bitzy Grant; pilots start Mustang planes, take off and attack German trains; return home.