Jan de Vries, 1st Canadian Parachute Battalion

Biographie

Jan de Vries est né le 24 janvier 1924 à Leeuwarden, aux Pays-Bas. En 1930, sa famille a rejoint son père au Canada, qui s’y était installé quatre années plus tôt. Le jeune garçon adorait le grand air, et il passait beaucoup de temps à jouer avec ses amis à Dentonia Park, au nord du quartier de Danforth Village, à Toronto.

Il a interrompu ses études en 1939 pour aider son père à la station-service familiale. Au début des années 1940, il gagnait sa vie au volant d’un camion de livraison de viande et comme opérateur de machine à graver.

En 1942, à 18 ans, M. de Vries a tenté de s’enrôler comme personnel navigant dans l’Aviation royale canadienne, mais il a été refusé en raison de son daltonisme partiel. Plus tard, les façons et les uniformes élégants des nouveaux parachutistes militaires canadiens ont attiré son attention; il savait maintenant à quelle branche il voulait se joindre. Le 9 avril 1943, il s’est enrôlé à Toronto, après quoi il a passé six semaines à Brantford, en Ontario, pour suivre son instruction de base. Il s’est ensuite rendu à Shilo, au Manitoba, où il a été affecté au nouveau centre de formation en parachutisme de l’Armée canadienne.

C’est en tant que recrue du 1er Bataillon canadien de parachutistes que le soldat Jan de Vries s’est embarqué pour le Royaume-Uni en juillet 1943. Il a terminé sa formation de parachutiste et reçu ses ailes de parachutiste en septembre de la même année.

Le 6 juin 1944, tout juste passé minuit, le soldat de Vries a été parachuté d’un bombardier Albemarle bondé. Tiré à toute vitesse dans la noirceur par les 80 livres d’équipement qu’il portait, il a finalement atterri à une douzaine de kilomètres de la zone de largage de son unité. Il a passé le plus clair du Jour J à traverser la première ligne pour rejoindre la position du 1er Bataillon canadien de parachutistes.

Le soldat de Vries était toujours en Normandie le 31 juillet, quand un tireur d’élite allemand l’a atteint d’une balle qui a traversé son épaule. Il a été évacué vers un hôpital canadien en Angleterre. Ce n’est qu’en septembre 1944 qu’il a pu réintégrer son bataillon; celui-ci avait alors quitté la Normandie.

Le soldat de Vries a également servi en Belgique, en Allemagne et dans sa terre natale, les Pays-Bas. Il a quitté l’armée en 1946. Grâce aux programmes de transition destinés aux vétérans, il a pu fréquenter l’école des métiers de l’Armée canadienne. Il est devenu menuisier, et a travaillé dans la construction jusqu’à sa retraite, en 2000.

M. de Vries est toujours demeuré actif dans la communauté des vétérans. Il a présidé, à partir de 1995[m1] , l’Association du 1er Bataillon canadien de parachutistes, et a été l’un des pivots du projet de construction du Centre Juno Beach à Courseulles-sur-Mer, en France. En 2006, il a été décoré de l’Ordre du Canada en reconnaissance de son talent pour sensibiliser les jeunes et favoriser leur participation aux activités de souvenir.

Jan de Vries est décédé le 27 mai 2012, à l’Hôpital d’Ajax et de Pickering, laissant dans le deuil sa femme Joanne (née Nicoll), six enfants, quinze petits-enfants et deux arrière-petits-enfants.

Contexte de guerre

Le 1er Bataillon canadien de parachutistes en Normandie

Les parachutistes des troupes aéroportées sont des militaires formés pour sauter en parachute d’un avion et combattre jusqu’à ce que les forces régulières prennent la relève.

La nuit du 5 au 6 juin 1944, 543 hommes du 1er Bataillon canadien de parachutistes ont été largués en Normandie pour l’opération Tonga. Le bataillon, sous le commandement de la 3e Brigade de parachutistes de la 6e Division aéroportée britannique, avait pour mission de protéger le flanc est de la zone de débarquement. Malgré un largage dispersé, les parachutistes canadiens sont parvenus à réunir assez de forces pour mener à bien tous leurs objectifs. Ils ont démoli des ponts à Robehomme et à Varaville et appuyé une attaque britannique contre une batterie côtière de tir près de Merville. Bilan des pertes du jour J : 19 morts au combat, 10 blessés, 84 capturés.

Le jour J et dans les jours qui ont suivi, le 1er Bataillon canadien de parachutistes s’est reformé à une croisée de chemins à Le Mesnil. Les parachutistes canadiens y ont combattu aux côtés de leurs homologues britanniques pour repousser les contre-attaques allemandes. Les Canadiens ont défendu leur position jusqu’au 17 juin, après quoi ils se sont repliés pour se reposer durant une semaine. Le bataillon ne comptait alors plus que 312 hommes. Il est revenu à la croisée de chemins le 25 juin. Les Allemands n’étaient plus aussi agressifs dans ce secteur : ils avaient compris qu’ils ne pouvaient qu’espérer contenir les Alliés, et non les refouler à la mer.

Les troupes aéroportées canadiennes se sont de nouveau reposées début juillet. Puis, elles ont accueilli 100 fantassins en renfort – les autorités supérieures retenaient les parachutistes canadiens au Royaume-Uni en vue d’un futur largage. Sur la ligne de front, le bataillon a dû affronter pluies diluviennes, boue et pièges pendant qu’il s’affairait à dégager les bois près de Bavent. C’est à peu près à ce moment que Jan de Vries a été atteint par un tireur d’élite allemand.

Le 17 août 1944, le 1er Bataillon canadien de parachutistes a entamé sa progression vers la Seine. Les troupes allemandes battaient en retraite, détruisant des ponts sur leur passage. Le bataillon s’est arrêté le 25 août près du village de Beuzeville, où les parachutistes ont eu le bonheur d’assister aux célébrations d’hommes, de femmes et d’enfants français fêtant leur libération. Le 6 septembre 1944, l’unité a remis le cap sur l’Angleterre; des 543 Canadiens largués en Normandie, il n’en restait plus que 197.

Additional Resources

1st Canadian Parachute Battalion Virtual Museum


Equipment
Photo Album
Bio Page for Jan de Vries
Victory From Above: A documentary on the 1 Can Paras featuring interviews with Jan

Canadian Army Newsreels

They Float Through the Air
In England, planes take off for a mass jump exercise; planes fly in formation; paratroopers leap out; paratroopers and equipment land in a field; spectators look on.

Airborne Action
1st Canadian Parachute Battalion, 6th Airborne in Germany; cooking; moving on through town; British tanks; prisoners.