Comprendre un journal de guerre de l’armée canadienne de la Deuxième guerre mondiale

Les officiers remplissaient des journaux de guerre pour y consigner les faits et les actions de leur unité. Les bataillons d’infanterie canadiens déléguaient souvent la tâche de rédiger le journal de guerre à leur officier du renseignement. Il était attendu que les faits et gestes quotidiens soient consignés au journal, or il arrivait parfois que les officiers n’aient pas le temps de faire état des activités de la journée. Ils pouvaient donc rédiger les informations pertinentes dans le journal après les faits, en se fiant à leurs notes, à leur mémoire ou celles de leurs compatriotes. Il arrivait aussi que des entrées au journal de guerre se perdent pendant les combats; on remarquait alors des périodes de temps où rien n’avait été consigné. Les sections du 6 au 17 juin 1944 du journal de guerre de l’unité des Highlanders de Stormont, Dundas et Glengarry semblent avoir été rédigées au jour le jour, exception faite des sections mentionnées par le rédacteur. Nous les considérons comme complètes.

Comprendre un journal de guerre de l’armée canadienne présente quelques petits défis de lecture. Voici quelques trucs et astuces pour vous aider à en déchiffrer le contenu.

NdT : Les anglophones expriment l’heure selon le système de 12 heures et utilisent AM (du latin ante meridiem ou avant midi) pour désigner les heures 0 à 12 (de minuit à midi) et PM (du latin post meridiem ou après midi) pour désigner les heures 12 à 0 (de midi à minuit). L’explication qui suit est une traduction du système de 24 heures utilisé par l’armée.

L’heure est toujours exprimée selon le système horaire de 24 heures. Les heures du matin (dites AM), de minuit à midi, sont exprimées selon une séquence de quatre chiffres commençant par un zéro. Les heures de l’après-midi et du soir (dites PM), de midi à minuit, sont exprimées selon la séquence de chiffres qui se termine à la valeur 2359, soit juste avant minuit. Si vous voyez l’heure « 2100 », vous pouvez aisément en convertir la valeur en soustrayant 12 aux deux premiers chiffres. Vous aurez ainsi l’heure dans le format 12 heures.

Exemple (2100 heures) : 21 – 12 = 9 = 9 h 00 PM (du soir)

Pour désigner les endroits, les officiers les écrivaient habituellement en lettres majuscules. Vous remarquerez donc BENY-SUR-MER et GRUCHY qui sont de petits villages de la Normandie. De plus, les officiers utilisaient des codes de référence au lieu de ou en plus de mentionner les villes et les villages. Ces codes de 9 chiffres correspondent à des endroits définis sur les cartes utilisées par les unités. Il arrive parfois que le code de l’endroit ne comporte que 4 chiffres; ces références font référence à la même carte, or les chiffres supplémentaires donnent une position encore plus précise sur la carte.

Par exemple : un officier peut utiliser la référence 994848 ou bien la zone 9984, dont les chiffres correspondent au premier, deuxième, quatrième et cinquième numéros de la séquence de 9 chiffres.

Sachez qu’il n’est pas rare que les officiers commettent des erreurs au moment de remplir le journal. Il arrive que ces erreurs soient repérées et corrigées à la machine à écrire à l’aide de plusieurs X. Autrement, les officiers se relisaient et raturaient les erreurs et écrivaient des notes en marge du texte. Il est possible que vous trouviez des erreurs d’espacement ou d’orthographe, mais nous avons choisi de reproduire les documents historiques avec intégrité sur le site Web Project44.ca.

Glossaire

Artillerie (Artillery) : un terme militaire qui regroupe les carabines, les obusiers, les mortiers, les armes de jet conçues pour lancer des projectiles au-delà de la portée des armes personnelles telles que les carabines ou les mitrailleuses.

Armes de petit calibre (Small arms) : un terme général pour les armes que portaient les soldats au combat, soit les carabines, les grenades, les mitrailleuses, les mitraillettes et les pistolets.

Bataillon (Battalion) : le bataillon est « la plus petite unité d’infanterie qui puisse recevoir l’appui tactique concerté de diverses armes » (manuel d’entraînement du Ministère britannique de la Guerre, 15 janvier 1944). Le plus souvent sous la direction d’un lieutenant-colonel, les bataillons d’infanterie de l’armée canadienne comptaient, avec effectifs complets, 35 officiers et 786 autres rangs.

Blindage (Armour) : un terme militaire conçu pour désigner la couche et l’équipement qui renforcent l’extérieur des véhicules de combat lourds comme les chars d’assaut, les canons automoteurs, les transports de troupes blindés et les voitures blindées.

Bren : la mitrailleuse Bren est une arme automatique légère utilisée par l’armée canadienne en Normandie.

Brigade : une formation militaire dont l’échelon chapeaute celui du bataillon. Une brigade, sous la direction d’un brigadier, était habituellement constituée de trois bataillons.

Brigadier : un rang militaire des armées canadienne et britanniques de la Deuxième guerre mondiale qui est supérieur au rang de colonel et inférieur à celui de major-général. Le brigadier dirige habituellement une brigade ou agit à titre d’officier d’état-major à l’état-major supérieur.

Capitaine-adjudant (Adjutant) : un officier militaire qui agit à titre d’adjoint administratif à un officier supérieur.

« Centaur » : chars d’assaut britanniques munis d’un obusier de 95 millimètres utilisés par les sections d’appui blindées des Royal Marines pendant le débarquement du jour J et les premiers combats en Normandie.

Centre de résistance (Strong point) : une position défensive qui comprend habituellement de nombreux emplacements de tir abrité, des bunkers, des tranchées, des mitrailleuses et autres dispositifs de défense.

Chenillette d’infanterie (Carrier) : une référence au porte-canon universel (aussi appelé le porte-mitrailleuse Bren), un véhicule léger blindé à chenilles utilisé par les bataillons d’infanterie et les régiments d’artillerie canadiens et britanniques en Normandie.

Code Slidex (Slidex) : un système de chiffrage papier utilisé sur le terrain au niveau des lignes de front, par les pelotons, les troupes et les sections. Le Slidex sert à chiffrer et à déchiffrer des messages envoyés par radiotélégraphie.

Compagnie (Company) : la plus vaste des sous-unités d’un bataillon. Chaque bataillon était habituellement composé de quatre compagnies de carabiniers et d’une de soutien, chacune menée par un major ou un capitaine. Dans une compagnie de carabiniers, on compte 5 officiers et 122 autres rangs.

Contre-attaque (Counter-attack) : prendre des mesures offensives contre une force assaillante.

Coup (Round) : une balle de carabine ou un obus tiré d’un canon.

Croiseur (Cruiser) : un type de navire de guerre à l’artillerie lourde, à la fois plus grand et plus lent qu’un destroyer. « Belfast » fait référence au HMS Belfast, un croiseur léger qui a offert du soutien aux débarquements en Normandie à l’aide de ses canons lourds.

Destroyer (contre-torpilleur) : un navire de guerre rapide, à l’artillerie lourde conçu pour la lutte antisurface et sous-marine.

Détachement de communication (Contact Detachment) : un groupe d’officiers et de soldats chargés de garder contact entre les troupes et les commandants sur le terrain au cours des opérations importantes. Des membres des 17th Hussars ont assuré la communication lors du jour J et jusqu’en juillet 1944.

Division : une formation militaire qui chapeaute la brigade. À la tête de chaque division se trouve le major-général chargé de diriger entre 14 000 à 18 000 soldats. Une division regroupait deux brigades ou plus, en plus des unités d’artillerie de campagne, de reconnaissance, de transmissions, d’ingénieurs, antichars, des mitrailleuses semi lourdes et antiaériennes légères.

Explosion aérienne (Airburst) : explosion d’une bombe ou d’un projectile dans les airs par opposition à une explosion au contact du sol ou d’une cible et qui projette des débris ou des éclats dans toutes les directions, y compris vers le bas.

Flanc (Flank) : un terme qui désigne les côtés d’une unité militaire, qui désigne habituellement une des zones de vulnérabilité aux attaques.

« Hornets » : les Hornets, ou Nashorn en allemand, sont des véhicules chasseurs de chars allemands. Ils sont munis d’un canon de 88 millimètres.

Infanterie (Infantry) : un terme militaire pour désigner les soldats fantassins.

M10 (M10’s) : chasseur de chars de conception américaine, munis d’un canon de 3 pouces (7,6 cm). La 105e batterie antichar de l’artillerie royale canadienne (105th Anti-Tank Battery) utilisait ces chasseurs pour soutenir la 3e division canadienne d’infanterie (3rd Canadian Infantry Division). Un modèle de chasseur, appelé « Achille » était une variante de ce véhicule utilisé par l’armée britannique; il était muni d’un canon de 17 livres.

Médaille militaire (Military Medal) : une décoration pour acte de bravoure remise aux soldats de l’armée canadienne. Les officiers recevaient quant à eux la Croix militaire.

« Medium Regiment » : un type de régiment d’artillerie de l’armée britannique ou canadienne qui utilisaient des canons de 5,5 pouces (14 cm), plus imposants que les canons de 25 livres utilisés par les régiments d’artillerie de campagne.

Mortier (Mortar) : une catégorie d’artillerie qui tire des « bombes » selon des angles de tir supérieurs à 45 degrés et ce, à de très courtes distances.

Mur Ouest (West Wall) : il s’agit probablement d’une référence au réseau des défenses côtières connues sous le nom du Mur de l’Atlantique. Les forces alliées ont percé le Mur de l’Atlantique à plusieurs endroits lors du jour J. La ligne Siegfried en Allemagne portait également le nom de Mur Ouest.

Pain de guerre (Hardtack) : une sorte de pain sec ou de biscotte, fait avec de la farine, de l’eau, et parfois du sel. Le pain de guerre se conserve très longtemps, ce qui en fait un aliment de choix dans les campagnes militaires.

Patriote (Patriot) : une référence aux combattants et informateurs de la résistance française.

Peloton (Platoon) : une sous-unité de 30 à 40 soldats menée par un lieutenant qui fait partie d’une compagnie. Chaque compagnie comprend habituellement trois pelotons de carabiniers.

Secteur NAN, plage WHITE (NAN sector, WHITE beach) : la zone de Juno Beach où les Highlanders de Stormont, Dundas et Glengarry sont débarqués. Cette grande zone se trouve dans la ville côtière de Bernières-sur-Mer.

Section : une sous-unité d’un peloton qui regroupe environ 10 soldats.

Semi-chenilles (Half track) : un type de véhicule de combat blindé utilisé par les armées alliées et allemandes, munis de roues et de chenilles.

Tireur d’élite (Sniper) : un soldat qui est habituellement muni d’une carabine et qui est formé à tirer les forces ennemies à partir d’un poste abrité.

Troupe (Troop) : une sous-unité composée de quatre chars d’assaut. La troupe servait souvent de soutien à une compagnie d’infanterie.

Zone de rassemblement (Assembly area) : un endroit sur une carte désigné comme lieu de rassemblement d’une unité, utilisée principalement en vue d’une action offensive ou à l’approche des lignes de front.

Unités et formations militaires

Les Highlanders de Stormont, Dundas et Glengarry faisaient partie de la 9e brigade canadienne d’infanterie, 3e division canadienne d’infanterie.

4 SS Commando Bde : la 4e brigade de commandos des services spéciaux était une formation de commandos britanniques ayant participé au débarquement du jour J et à d’autres combats en Europe.

7th Armd Bde : la 7e brigade blindée, une formation de chars d’assaut britanniques.

8th Corp : le 8e corps d’armée, ou Corps VIII, un état-major de corps d’armée, regroupe de nombreuses divisions.

10 Cdn Armd Regt : le 10e régiment canadien blindé (Fort Garry Horse) est un régiment de chars d’assaut de Winnipeg.

11th Armd Div : la 11e division blindée, une formation britannique de chars d’assaut et d’infanterie.

15th Scottish Inf Division : une division d’infanterie britannique principalement composée d’unités d’Écosse.

17 Hussars : les 17e Hussars du Duc de York des forces armées royales canadiennes (7e régiment de reconnaissance) constituent l’unité de reconnaissance de la 3e division canadienne d’infanterie.

19 Fd Regt : le 19e régiment de de campagne de l’Artillerie royale canadienne.

21 Pz Div : la 21e division de chars d’assaut, une formation blindée des forces allemandes constituée de chars d’assaut, d’infanterie motorisée et de canons automoteurs. Cette division porte le nom d’une division allemande capturée en Afrique du Nord.

27th Armd. Regt : le 27e régiment canadien blindé (les Fusiliers de Sherbrooke), un régiment de chars d’assaut du sud du Québec.

44 R.T. Regt : le 44e régiment royal de chars d’assaut, un régiment britannique blindé qui est arrivé en Normandie le 9 juin 1944.

49th Division : une division d’infanterie britannique.

51st Highland Div : la 51e division des Highlands, composée pour la majeure partie d’unités écossaises.

711 Div and 716 Div : les divisions d’infanterie allemandes qui défendaient la côte de la Normandie lors du jour J. Des membres de la division 716 étaient chargés de défendre le secteur de Juno Beach.

9 C.I.B : il s’agit d’une expression abrégée pour désigner la 9e brigade canadienne d’infanterie, dont faisaient partie les Highlanders de Stormont, Dundas et Glengarry.

C.H.O.f O. ou C.H.of O. : il s’agit d’une expression abrégée pour désigner les Highlanders Cameron d’Ottawa, une unité comprenant une mitrailleuse et un mortier.

Fort Garry Horse : un régiment de chars d’assaut de Winnipeg, soit le 10e régiment canadien blindé.

Guards Armd Division : la division des gardes blindée, une formation britannique de chars d’assaut et d’infanterie.

HLI : le Highland Light Infantry of Canada, un bataillon d’infanterie provenant de Kitchener en Ontario.

NNS : les North Nova Scotia Highlanders, un bataillon d’infanterie.

NSR : le régiment North Shore du Nouveau-Brunswick, un bataillon d’infanterie.

Q.O.R : le Queen’s Own Rifles of Canada, un bataillon d’infanterie de Toronto.

Regina Rifles : le régiment Regina Rifle, un bataillon d’infanterie.

Regt de Chaud : le Régiment de la Chaudière, un bataillon d’infanterie provenant de la région de la ville de Québec.

SDG : Les Highlanders de Stormont, Dundas de Glengarry, un bataillon d’infanterie du sud-est de l’Ontario.

Abréviations des rangs

L/Cpl = Caporal suppléant

Cpl = Caporal

CSM = Sergent-major de compagnie

Lt = Lieutenant

Capt = Capitaine

Maj = Major

Brig = Brigadier

Abréviations et expressions abrégées

2 i/c = expression abrégée pour commandant adjoint

3 m platoon = expression abrégée pour le peloton du mortier de 3 pouces d’un bataillon.

8.8 = expression abrégée pour désigner le canon polyvalent antichar et antiaérien de 8,8 centimètres (88 millimètres) des forces allemandes.

60 cwt trucks = expression abrégée pour désigner les camions de 60-quintaux (la capacité pondérale) utilisés pour déplacer les troupes et les ravitaillements.

105 mm = une référence à l’obusier de 105 millimètres de fabrication américaine fréquemment utilisé par les forces alliées.

A/A = antiaérien

Admin = administration

ADS = infirmerie de campagne

“A” Ech = l’échelon A, sous-unité d’un bataillon canadien, aménagée entre 3 et 5 miles du front qui est dirigée par une brigade. L’échelon A comprend les magasins du quartier-maître, les équipements d’entretien et de réparation, des véhicules et des fournitures de rechange, le quartier général du bataillon et la paie-maître.

Armd = blindé

Arty = artillerie

A/Tk ou A/tk = antichar

Bde = brigade

BHQ = quartier général d’un bataillon

BM = major de brigade, soit le chef d’état-major d’une brigade, un officier qui occupe le poste de major et qui travaille de concert avec le brigadier ou le commandant de la brigade.

Bn = bataillon

CCS = 1er corps d’armée canadien des transmissions (Canadian Corps of Signals)

C.O. = commandant d’unité (il s’agit habituellement d’un lieutenant-colonel en charge d’un bataillon ou d’un régiment.

Coy = compagnie. La compagnie est souvent identifiée par une lettre entre guillemets, indice qui renvoie à une compagnie spécifique (p. ex. : “A” Coy = compagnie A).

Det = détachement

“DD’s” = chars DD, ce qui est probablement une référence aux chars d’assaut amphibies à double propulsion des forces allemandes. Les chars à double propulsion pouvaient se déplacer sur le terrain et dans des eaux calmes à l’aide de dispositifs de flottaison et d’hélices de propulsion.

DF task = mission de tir défensif. Ces ensembles de tâches et de missions numérotés et détaillés sur une carte faisaient l’objet d’une planification préliminaire et étaient attribuées aux unités d’artillerie. Les cibles désignaient des lieux où il était attendu que les forces ennemies se trouvent pendant les attaques.

Div = division

D.R. = estafette, soit un soldat en motocyclette.

Fd = campagne

FOB = semblable à l’officier d’observation avancé, il s’agit d’un bombardier d’observation avancé, lié à un vaisseau ou une batterie de la marine royale.

FOO = officier d’observation avancé, lié à une batterie d’artillerie qui est en poste avec l’infanterie pour relayer les demandes de renfort et coordonner les frappes d’artillerie.

Gals = gallons, une unité de volume empirique qui équivaut à 3,787 litres.

Hy = lourd

Inf = infanterie

Int sec = section des renseignements, une sous-unité du quartier général d’un bataillon dirigé par l’officier des renseignements.

L.O. = officier de liaison

ME 109 = le Messerschmitt Bf 109, un avion chasseur fréquemment utilisé par les forces allemandes.

MG = mitrailleuse

N.E. = nord-est

OAK = le nom de code de l’objectif du jour J des forces canadiennes au-delà de Juno Beach. Le terme « Oak Line » est une autre appellation de cet objectif.

O.C. = commandant de l’unité, le plus souvent utilisé pour désigner l’officier à la tête d’une compagnie d’un bataillon.

“O” Group = groupe des ordres, une réunion au cours de laquelle les officiers relayaient des ordres d’une unité à l’autre et y coordonnaient leurs activités. Ces réunions incluaient aussi des sergents et des caporaux, selon les besoins du moment.

O.P. = poste d’observation

O.R. = autres rangs, ce qui comprend tous les soldats qui ne sont pas des officiers.

Nil = rien

Pdr = livres (pour indiquer la taille d’un canon. Par exemple, un canon de 25 livres, de 17 livres, de 6 livres).

Pl = peloton

Posns = positions

Pz = panzer, soit char d’assaut. Le mot panzer signifie blindé en allemand. Par exemple, vous lirez des notes telles que Panzer VI ou Tiger tank; Panzer V ou Panther tank. Il s’agit de différents chars d’assaut allemands.)

RAP = poste de secours régimentaire

Recce = expression abrégée pour reconnaissance

Regt = régiment

R/T = radiotéléphonie

Sec. = expression abrégée pour section

Sigs = transmissions

Sitrep = expression abrégée pour un rapport de situation.

S.I.W. = blessure auto-infligée.

SOS task = similaire à une mission de tir défensif, une mission SOS comprend un ensemble d’actions planifiées pour les unités d’artillerie, ciblant le plus souvent l’itinéraire d’une attaque ennemie. La grande différence vient du fait que la mission SOS était la cible par défaut vers laquelle les canons de soutien étaient calibrés pour atteindre entre les actions. Cette mission permettait de fournir des tirs de renfort plus efficaces dans les situations d’urgence.

SP or Sp = automoteur, le plus souvent utilisé pour désigner les canons (artillerie).

Wi/T = radiotélégraphie

Van Gd = tête d’avant-garde, soit le groupe qui est en tête d’un déplacement militaire.

Yds = verges, une unité de mesure qui équivaut à 0,91 mètre.

Argot et autres exemples de jargon militaire

« Dusting » ou « dust it up » = un terme de jargon qui signifie de faire pleuvoir des coups sur l’ennemi.

Gerry = allemands. On désigne les allemands par ce terme, qui est un dérivé de « German ». On retrouve également l’orthographe « Jerry » dans les journaux de guerre.

« Up the Glens » = cri de guerre des Highlanders de Stormont, Dundas et Glengarry.

Unit « Hedgehog » = une expression qui fait référence aux positions de défense d’un bataillon d’infanterie. Le mot hedgehog se traduit par hérisson, animal dont les attraits défensifs sont évidents.

Tape a patrol = cette expression signifie « délimiter une patrouille »; les soldats délimitaient physiquement des chemins dans les zones de vulnérabilité pour permettre aux patrouilles de retrouver leur chemin pendant la nuit.

Intercept pick up report = il s’agit probablement d’une référence aux renseignements interceptés lors des transmissions (soit de l’écoute clandestine d’échanges radios ennemis).