Commencez simplement

Pensez, écrivez ou racontez une courte histoire à propos d’une récente mauvaise expérience de magasinage. Si tout avait bien été, votre récit serait presque « sans histoire ! À l’inverse, une mauvaise expérience ou un événement inattendu signifie que quelque chose d’intérêt s’est passé. Quelque chose qui mérite d’être raconté.

Est-ce que c’était difficile de trouver le bon endroit? Décrivez ce que vous avez vu à l’arrivée. Qu’est-ce qu’il y avait d’intéressant? Si vous n’étiez pas seul(e), décrivez vos qui était avec vous d’une manière qui permette de comprendre qui ils sont. Est-ce que vous avez eu des surprises à la caisse? Est-ce que vous avez acheté quelque chose de surprenant? Est-ce que vous avez aperçu des personnes hors du commun dans la rue? Quel temps faisait-il?

La façon dont vous percevez ces détails choses est importante. C’est ça qui fait votre histoire. C’est ça qui compte. En d’autres mots, ne décrivez pas les raisons pour lesquelles vous êtes allé magasiner: décrivez ce qui s’est passé en magasinant. C’est ça l’art de raconter une bonne histoire.

L’art de la narration

Le secret d’une bonne narration c’est de faire vivre aux autres ce que vous avez vécu vous-même. Est-ce que vous avez déjà eu une peine d’amour? Comment vous sentiez-vous? Est-ce qu’il y a une chanson qui vous y fait penser? C’est ça votre histoire. Vous est-il arrivé d’être fâché après quelqu’un? À quoi pensiez-vous à ce moment? Bien sûr ce n’est jamais une seule chose : c’est une centaine de petites choses qui ne semblent pas avoir tellement de sens. C’est pour ça qu’il est fréquent d’en parler à un ami proche afin de partager vos sentiments et de réfléchir à haute voix.

Que diriez-vous? Faites ressentir vos émotions à votre ami: c’est ça le but. C’est ça raconter une histoire.

Le lecteur idéal

En écrivant votre histoire, pensez à la raconter à un ami proche. Imaginez-le comme votre Lecteur idéal. Quelqu’un qui va vous écouter, et qui va réagir franchement. Votre but est de lui faire ressentir vos émotions.

Voici un exercice: pensé à une mauvaise journée que vous avez eue dans le passé. Décrivez cette journée à votre Lecteur idéal, mais faites-le avec un clavier ou sur papier. Comment lui faire apprécier à quel point votre journée a été mauvaise et pourquoi? Est-ce qu’utiliser des images pourrait aider? Peut-être de la musique ou une chanson en particulier?

Mettez-vous dans cet état d’esprit quand vous écrivez. N’oubliez pas que votre lecteur est votre audience, et travaillez à rendre votre histoire cohérente. Plus votre histoire vous tient à cœur, plus vous trouverez qu’il est facile de la raconter. Mais quoi faire si vous n’avez pas beaucoup d’idées ou vous n’êtes pas inspiré? Vous trouverez des astuces pour stimuler votre imagination à Idées.

Suscitez la curiosité

Une histoire, ce n’est pas un mode d’emploi ou une collection des fait établis. Quand vous racontez une histoire, vous essayez susciter la curiosité. Raconter une histoire est d’impliquer un autre dans ce que vous ractontez, pour qu’il ajoute des détails non dits.

Voilà un exemple. Mon cousin Lewis a un chien. Ça c’est un fait, mais ce fait n’évoque pas une image mentale. Et si je dis que mon cousin Lewis habite aux Highlands d’Écosse et qu’il a un chien loufoque, qui est son meilleur ami, qui est toujours aimable, énergique, et qui est le compagnon parfait pour ses randonnées sur les hauteurs au-dessus de la ferme de sa famille? Votre imagination commence à créer une image.

Je n’ai pas encore décrit le chien, mais j’ai collaboré avec vous sur l’image mentale de ce chien. Vous recevez une rôle dans le processus.

Star Wars

Les films Star Wars montent le bon exemple de la narration. On ne quitte pas le cinéma après un film de Star Wars en pensant « Bon, je sais maintenant comment attaquer une Étoile de la mort ». La plupart des films évoquent dans la tête plusieurs images, idées et sentiment, qui peuvent vous faire réfléchir pendant plusieurs jours à la suite. Cela arrive car ces films sont pleins de métaphores, telles que le bien et le mal, la faiblesse et la force, et les centaines de traits et sentiments qui se manifestent chez l’humanité. Vous vous impliquez dans la narration car vous compatissez avec les sentiments qui y sont éveillés.

Vous écrivez et présentez vos idées par l’intermédiaire de l’histoire, afin de susciter la curiosité. Votre but est d’impliquer autrui dans ce que vous racontez, et tout le monde en saisira sa propre leçon. Alors, quand vous tenez l’attention d’un autre et le font penser « Et si…? » ou « Qu’arrive-t-il ensuite…? », votre travail est accompli.

« L’imagination est plus importante que le savoir. Le savoir est limité. L’imagination encercle le monde. » – Albert Einstein

Les histoires musicales

Stephen Sondheim est le compositeur de quelques uns des meilleures comédies musicales des 50 dernières années. Il raconte les histoires par l’intermédiaire de la chanson mais il n’écrit pas pour la plupart sur les grandes idées abstraites, comme l’amour. Il écrit les histoires musicales surtout sur les détails et les idées petits et précis.

« Si vous me demandez d’écrire une chanson d’amour ce soir, j’aurais de la peine. Mais si vous me demandez d’écrire une chanson d’amour à propos d’une fille en robe rouge dans un bar qui boit son cinquième martini et qui tombe de sa chaise, cela est beaucoup plus facile, et cela me rend libre à dire ce que je veux. »

C’est des petits détails avec lesquelles on s’entend, et qui nous rend sensibles aux histoires. En contruisant votre histoire, trouvez les détails qui vous intéressent, et montrez les sentiments qu’ils éveillent.

Une fable chinoise

Un fermier et son fils eurent un étalon chéri qui aida la famille à avoir de quoi vivre. Un jour, le cheval s’enfuit, et les voisins s’écrièrent, « Votre cheval s’enfuit: pas de chance! ». Le fermier répondra: « Qui vivra verra ».

Quelques jours plus tard, le cheval retourna tout en amenant quelques jument sauvages. Les voisins s’écrièrent, « Votre étalon retourna avec plus de chevaux! Quelle bonne chance! ». Le fermier répondra « Qui vivra verra ».

Plus tard, le fils du fermier domptait une des juments, et elle le désarçonna et lui cassa le jambe. Les villageois s’écrièrent, « Votre fils se cassa le jambe! Pas de chance! ». Le fermier répondra « Qui vivra verra ».

Quelques semaines plus tard, des soldats défilèrent dans la villa, et recrutèrent tous les jeunes hommes en bonne santé. Ils n’emmenèrent pas le fils du fermier, qui récoupait toujours. Ses amis s’écrièrent, « Votre garçon est épargné! Quelle bonne chance! » Et le fermier répondra « Qui vivra verra ».

La morale

Racontez ce que vous voulez raconter. La plupart des vraies histoires n’ont pas des heureux dénouements. Racontez votre propre histoire. Elle ne doit pas être un vrai conte de fées ou une fin parfaite.

Comme l’a dit Walt Disney, « Pour commencer, il faut arrêter de parler et se mettre à faire! »