Voici quelques idées rapides que vous pourrez tester lorsque vous travaillez sur votre récit. Utilisez-les comme source d’inspiration pour rendre le processus narratif plus fluide et plus simplifié.

Un œil sympathique

Lorsque vous sentez que votre récit est en assez bonne forme, demandez à votre lecteur idéal de le lire. Vous voulez sa réaction honnête. Ne cherchez pas à recevoir des louanges. « Ça alors, Ted, je pense que c’est vraiment super! ». Demandez qu’il vous fasse des commentaires constructifs, réfléchis et judicieux sur votre travail. Des commentaires constructifs vous aideront à visualiser les parties où votre récit peut être renforcé, simplifié ou rendu plus intéressant.

Partenaires de récit

Travaillez avec un partenaire de récit de sorte que vous puissiez suivre mutuellement vos progrès. Il est facile de perdre de vue la direction que vous prenez lorsque vous êtes perdu dans vos notes, références, sites Web et scénarimages. Rien de mieux que d’être avec des personnes travaillant sur le même type de projet, car vous partagerez certainement des échéanciers, objectifs et délais similaires.

Le but d’avoir un partenaire de récit est de se rappeler mutuellement où vous en êtes dans le processus global, et de vous rappeler ce que vous ne devez pas oublier. Être vigilant et solidaire l’un de l’autre, tout en gardant les objectifs et les délais en tête : tel est l’objectif.

LDS

Si vous recherchez un moyen d’ajouter des facettes et de la profondeur à votre récit, pensez à utiliser, dans quelques parties, le LDS – le Langage des Sens.

Visualisez les événements et le sujet de votre récit par les sens, à travers le son, la vue, l’odorat, le goût et le toucher. Par exemple :

  • Quels sont les types de sons que votre ou vos personnage(s) principal(aux) ont pu entendre quotidiennement?
  • À quoi ressemblait la nourriture et quel était son goût?
  • Quel genre de choses auraient-ils vu tous les jours? Quels problèmes ont-ils affrontés et quels sens ont-ils utilisés pour les résoudre?

Impliquez-vous

Apprenez à connaître les personnages de votre récit. Les récits portent sur des personnes; ces personnes ont des problèmes et des conflits dans leur vie; un récit raconte un conflit. Les événements et les coups du sort dans la vie de vos personnages sont des sujets qui nous rendent intéressés à leur destin.

Montez un spectacle

N’écrivez pas de conférence ou ne faites pas de discours. Montez un spectacle. Créez des images pour votre public. Plus votre présentation est visuellement frappante, plus les gens s’en souviendront.

Communication

Faire une narration est en fait une question de communication. Cela veut dire que vous devez communiquer avec tout le monde : vos collaborateurs, vos conseillers, votre lecteur idéal, et avec toutes ces personnes dont vous recherchez de l’aide. Assurez-vous que l’autre personne comprenne ce que vous dites et ce que vous lui demandez (s’il y a lieu). Donnez suite. Remerciez-les. Complétez ce cercle de confiance.

Ne présumez pas. Demandez de l’aide lorsque vous en avez besoin. Exprimez-vous et soyez sûr que l’on vous a bien entendu. C’est une voie à deux sens.

Qu’est-ce qu’il y a dans un nom?

Essayez de trouver un titre qui, selon vous, convient à votre projet. Réfléchir à un titre est un bon exercice pour saisir l’essence de ce que vous pensez de votre récit. Pensez à plusieurs titres.

Un titre peut facilement changer au cours de la rédaction de votre récit. Choisissez celui qui a un sens pour vous. Un bon titre peut vous aider à rester concentré sur l’arc narratif global de votre récit.

Pour trouver l’inspiration, vous pouvez jeter un coup d’œil aux titres de films. Il y a des personnes très bien payées dont le travail est de trouver des titres qui illustrent les aspects clés d’un film, de manière à attirer le public. C’est la même chose pour les publicités. Effectuer une recherche parmi les exemples de professionnels peut être un excellent exercice pour affiner votre évaluation de ce qui convient et de ce qui ne convient pas à votre récit. L’un de ces titres pourrait vous inspirer à trouver une phrase ou une combinaison de mots qui relie le tout.

Travaillez l’aspect visuel

Pour vous inspirer, triez des collections de photos en ligne ou des livres qui reflètent la période et les lieux que vous explorez dans votre recherche. Recherchez des images qui, selon vous, capturent certaines des idées et des émotions qui font partie de votre récit. Ne vous inquiétez pas pour les droits d’auteur : ces photos sont uniquement à titre de référence personnelle. Considérez ces images comme étant une expression graphique de quelque chose dans votre projet en évolution, et comme une étincelle visuelle pour votre imagination.

Changez de support

Racontez votre récit d’une manière différente en utilisant un support différent. Si vous écrivez un récit, essayez de le raconter en n’utilisant que des images. Si vous faites un vidéo, essayez de décrire chaque scène avec des mots mais sans aucune image. Essayez de raconter votre récit en utilisant différents outils. Cela vous aide souvent à découvrir de nouvelles façons de communiquer avec votre public.

Correct + incorrect

N’ayez pas peur de vous tromper ni de faire des erreurs. Tout le monde en fait, bien que beaucoup prétendent ne pas en faire. Vous accrocher à ce que vous savez avec certitude sans prendre de risques ne vous mènera nulle part. C’est comme si vous retourniez sur vos pas pour montrer où vous êtes déjà allé. Avoir tort peut être une récompense. Cela peut vous aider à faire un grand pas en avant pour être plus près d’avoir raison. Il n’y a pas de correct ou d’incorrect. Il n’y a que du nouveau et de l’ancien.

Les professionnels savent qu’ils recommencent à zéro chaque fois qu’ils démarrent un nouveau projet, et ils savent qu’il est possible qu’ils n’y parviennent pas cette fois-ci. Les amateurs, de l’autre côté, se persuadent qu’ils doivent savoir exactement ce qu’ils font et qu’ils ont le contrôle absolu.

Soyez professionnel. Continuez d’avancer.

Une technique professionnelle

Une technique classique pour relancer un récit est de poser une question, puis de ne pas y répondre. Au moins pas tout de suite. Dans la plupart des films, des émissions de télévision et des livres, le personnage principal a un problème et ne sait pas comment le résoudre. Le public s’implique au fur et à mesure que le récit nous amène vers la solution ou la réponse que recherche ce personnage. Nous voulons savoir ce qui est arrivé ensuite.

Si l’auteur commence son récit sans connaître la réponse au problème ou à l’obstacle, par exemple : « Pourquoi s’est-il enrôlé dans la marine? Comment l’expérience l’a-t-elle changé? Pourquoi n’a-t-il pas reçu de meilleurs avertissements ou conseils? », alors le public ne la connaît pas non plus. Dans sa recherche et sa pensée créative, l’écrivain travaille sur les réponses possibles, une à la fois, en explorant et en découvrant le récit, de la même manière que le fera le public en la lisant ou en la regardant à l’écran. C’est ainsi que l’écrivain construit son récit : en le découvrant lui-même, une scène à la fois.

Chaque scène, chapitre ou section devrait avoir sa propre question, avec une nouvelle question qui surgit d’une autre ultérieure. Une chose aussi simple que de regarder une photo et de se demander : « Qu’est-ce qui se passe ici? » peut vous faire réfléchir. C’est la même question que votre public aura en tête. Qu’est-ce qu’une bonne question? Demandez-vous : « Quelles questions ai-je sur le sujet de mon récit? ». Les questions qui vous intriguent seront probablement les mêmes que celles qui intrigueront votre public.

Bibliographie

C’est toujours une bonne idée de créer une bibliographie complète (citations complètes) pour votre travail. Que vous l’utilisiez pour retracer vos pas en recherchant du matériel trouvé dans le passé, ou pour aider d’autres chercheurs à découvrir des sources qu’ils ignoraient, c’est un ajout précieux à tout projet de non-fiction. La machine à citations vous facilitera la création de références bibliographiques professionnelles.

Le Laboratoire d’écriture en ligne de Purdue University offre d’excellentes informations et des conseils sur comment et pourquoi utiliser les formats de citations APA et MLA.

Les bibliographies ne sont pas destinées à tout le monde, mais elles sont inestimables pour ceux qui en ont besoin.

Rappels de dernière minute

  • Continuez à ajouter à votre dossier d’Idées et continuez à les relire pour vous inspirer.
  • Le secret de la narration consiste à faire ressentir à quelqu’un d’autre ce que vous ressentez.
  • Ne nous dites pas quel est votre récit. Montrez-nous ce que votre récit signifie pour vous. Faites-nous ressentir quelque chose. C’est le début de votre récit.
  • Dites-nous pourquoi vous nous racontez ce récit. Ou mieux encore, montrez-nous en la raison. Ce n’est pas un exercice intellectuel. C’est un exercice émotionnel.
  • Il est très important de garder une vision claire et simple du sujet de votre récit dès que votre récit s’est révélé tout clair à vous. Qu’est-ce qui vous intéresse le plus dans le récit?
  • Chaque page et chaque élément de votre narration doit contribuer au récit. Si ce n’est pas le cas, alors il faut supprimer. Si ce que nous savons déjà est répété, alors il faut supprimer. C’est toujours préférable de simplifier et d’en avoir moins.
  • Sauvegardez tout : documents, photos, audio, vidéo. À un moment donné, vous aurez des problèmes d’ordinateur ou de disque dur. Établissez une routine de sauvegarde. Faites-le maintenant.
  • Une photo poignante est un bon moyen de stimuler l’imagination de votre public et de faire en sorte qu’il pense et ressente au cours de la narration ce que vous pensez et ressentez.
  • Le récit n’est pas synonyme de ce qui se passe. Le récit est ce qui fait que des choses se passent.
  • Les faits ne racontent pas le récit. Vous le racontez. Utilisez les faits pour insister sur un point, car ces derniers ne peuvent pas parler pour eux-mêmes.
  • Dites-nous pourquoi vous nous racontez ce récit. Ou mieux encore, montrez-nous en la raison. Ce n’est pas un exercice intellectuel. C’est un exercice émotionnel.
  • N’ayez pas peur de faire des erreurs. Soyez téméraire. Être téméraire n’est pas synonyme de stupide. Être téméraire, c’est être précis et fort. La personne qui ne fait pas d’erreur a peu de chances de faire quoi que ce soit.
  • La personne qui ne fait pas d’erreur a peu de chances de faire quoi que ce soit.
  • Soyez aussi simple que possible. Simple n’est pas synonyme de case vide ni de page vierge. Cela signifie aisé et facile à comprendre. Un brillant concepteur a déclaré :
« Tout devrait être aussi simple que possible– mais pas plus simple. »

Einstein

C’est à vous de décider ce que cela veut dire.

  • Démarrer sur un nouveau projet n’est jamais une tâche facile. Ne vous leurrez pas en vous disant que c’est difficile parce que vous ne savez pas comment faire, et que la prochaine fois, ce sera plus facile. Cela ne devient jamais plus facile. Cependant, vous découvrirez des impasses que vous pourrez éviter la prochaine fois. Et surtout, vous vous habituerez à la difficulté de faire quelque chose d’original.
  • De telles difficultés ne sont pas différentes de celles que vous rencontrez pour faire de l’exercice, pelleter de la neige ou fendre du bois. Plus vous le faites, moins cela semble difficile.
  • Le travail créatif est comme courir un marathon. Vous ne souriez pas. (Du moins pas encore).